samedi 8 décembre 2018

Ne touchez pas à nos enfants





« Quand il s’agit des enfants, la loi ne doit plus être la loi ; elle doit être la mère »
Victor Hugo.

Michel Cialdella
6 rue Joseph Bertoin  
38600 Fontaine.

Fontaine le 7 décembre 2018.



Monsieur le président de la République.

Des images et des vidéo montrant des lycéens à genoux, les mains sur la tête posture imposée pendant de longues heures et qui selon l’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, relève de la torture (1) pourtant interdite en France… me semble-t-il. Cela au moment où à l’Assemblée nationale on envisage d’interdire la fessée. Heureusement le ridicule ne tue pas…
  


Une « sanction » infligée à des enfants (2) sans jugement. De quoi susciter l’indignation  d’un grand nombre de personnes et donc du grand-père que je suis. Vôtre silence coupable en dit long sur le mépris que vous avez du peuple, je veux dire des plus modestes. Car rien, je dis bien rien, ne saurais justifier une telle humiliation. Lorsqu’on voit votre ministre de l’intérieur tenter de justifier ces pratiques policières (le contexte…), c’est juste affligeant.

Chaque année en France, 500 personnes succombent d’un accident sur leur lieu de travail. On attend de voir un PDG à genoux les mains sur la tête.

Le Défenseur des droits a annoncé ouvrir une enquête au lendemain de l’interpellation controversée de 151 jeunes près d’un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Cette enquête portera « sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie », a précisé l’autorité indépendante, qui rappelle être chargée de « veiller au respect de la déontologie » des forces de l’ordre et de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ». (3)

Ce dont a besoin notre jeunesse (qui est notre avenir), c’est d’enseignement gratuit avec des établissements modernes, et des professeurs en nombre suffisant. C’est aussi d’avoir des parents qui vivent dignement de leur travail. Pouvez-vous comprendre cela du palais que le peuple, grâce à son travail, met à votre disposition gratuitement ?

Les malheureux sont les puissances de la terre ; ils ont le droit de parler en Maîtres au gouvernement qui les néglige. (4)

Michel Cialdella, Citoyen en colère





1-    Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains, ou dégradants.

« Le terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonné d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur aux souffrances résultantes uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles ».

2-    Selon la convention internationale relative aux droits de l’enfant adopté en 1989 ratifiées par 191 pays pour la France. Première parie, article premier : au sens de la présente convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de 18 ans.

3-    Le figaro.fr du 7 décembre 2018

4-    Saint-Just


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