mardi 3 avril 2018

Cheminots et usagers même combat




« Nous devons nous battre ensemble, cheminots et usagers » Laurent Brun, secrétaire général CGT-cheminots.

« Les usagers ne doivent pas écouter l'enfumage de la direction et du gouvernement. Leur service public est bel et bien menacé et c'est cela qui motive un très grand nombre de salariés à agir par la grève. La concurrence annoncée va mettre fin à la solidarité entre les lignes. L'entreprise publique, découpée de l'intérieur, perd en efficacité et si l'État ne met pas les moyens sur l'infrastructure, le service va là aussi se dégrader. Nous devons nous battre ensemble, cheminots et usagers. Élisabeth Borne a répété, vendredi, que la négociation avait porté ses fruits. Or, le jour même, l'ensemble des organisations syndicales lisait une déclaration unitaire expliquant qu'elle ne se retrouvait pas dans cette concertation. Une négociation, quand on est seul, n'en est pas une. Cette réforme qui repose sur l'ouverture à la concurrence, la casse sociale et avec la disparition du statut et la transformation de l'entreprise publique en une société par actions doit être retirée. Nous réclamons l'ouverture de vraies négociations pour une véritable réforme du système ferroviaire qui prenne en compte la question des financements et celle des besoins des usagers. On ne veut absolument pas rester dans le statu quo. Aujourd'hui, les efforts des cheminots sont dilués dans la désorganisation générale. Les salariés en grève garderont le contact avec les usagers tout au long de la mobilisation, les jours de grève, mais aussi les jours de non-grève. En parallèle, ce mode d'action contraint aussi la direction à négocier sur les points précis des motifs de préavis.
Aujourd'hui, si l'unité syndicale est un élément fort, ce que les cheminots grévistes veulent faire l'est encore davantage. S'ils veulent aller chercher une autre réforme du rail, ils sont aujourd'hui suffisamment mobilisés pour maintenir un mouvement qui s'annonce d'ores et déjà très suivis. On estime à 50 % le taux de grévistes, tous collèges confondus, 83 % pour les ASCT (contrôleurs) et plus de 80 % également chez les seuls conducteurs ».

mercredi 28 mars 2018

Les fonctionnaires, voilà l'ennemi.


Propageant la plus grande confusion entre rentabilité à des fins particulières et efficacité au bénéfice de tous, le gouvernement français veut délégitimer un peu plus l'État social, qui fut pourtant gage d'émancipation pour de nombreuses générations. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux aux vrais privilégiés, il tente de dévier l'attention sur la fonction publique.

Par Anicet le Pors ancien ministre communiste de la fonction publique et des réformes administratives.

http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/ 

dimanche 25 mars 2018

Anicet le Pors nous avait prévenu !



Emmanuel Macron vu par Anicet le Pors
Le 8 Mai. 2017
Anicet le Pors est l’ancien ministre communiste de la Fonction publique nommé par François Mitterrand en 1981.
On notera que c’est un des derniers représentants d’une espèce en voie de disparition : un ministre ayant accordé de nouveaux droits sociaux…
Ce billet termine notre série “refuge”. Merci à tous pour la qualité des échanges !
Emmanuel Macron : cet homme est dangereux, par Anicet le Pors
Source : Anicet le Pors, 04-05-2017
Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.
Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.
1.     Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail
 Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la crise, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.
2.     La mise au pas des collectivités territoriales
Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’État serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.
3.     L’abaissement du Parlement
Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.
4.     Un gouvernement aux ordres
Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.
5.     Un exécutif opaque et autoritaire
Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.
S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.
Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.
Source : Anicet le Pors, 04-05-2017


dimanche 18 mars 2018

Soyez polie Madame Cabana de BFM TV


Michel CIALDELLA
6, rue Joseph Bertoin
38600  Fontaine
lincorruptible77@gmail.com
Fontaine, le 18 mars 2018

Madame Anna Cabana
"journaliste" à BFM TV
12 rue d'Oradour sur Glane
75015 Paris
personnelles@bfmtv.fr
Madame
aujourd'hui sur BFM TV vers 18h30 l'invité était Stéphane Guillon sans doute très qualifié pour parler de l'action syndicale.
Pour vous 3 mois de grève 2 jours sur 5 c'est à pleurer et nous avons les syndicats les plus bêtes du monde. Je suis syndicaliste, et j'ai été licencié pour cela par 3 fois sans que cela n'émeuve le moins du monde les journalistes de télévision.
Aujourd'hui à la retraite, alors que le président de la République (mal élu puisque seulement 18,19 % des inscrits au premier tour ont voté pour son programme) ponctionne ma modeste pension, supprime quasiment l'impôt sur la fortune et distribue les milliards au patronat, une journaliste aux ordres du milliardaire Patrick Drahi (un des trois Français les plus riches de Suisse) insulte mes camarades dont je suis complètement solidaire. Sachez Madame que pour l'organisation de la lutte nous nous passerons de votre avis.
Vous avez parfaitement le droit de ne pas aimer les syndicats, mais sachez que même vous, vous leur devez quelque chose. C'est la lutte et notamment des ouvriers qui a permis que vous ayez des congés payés, par exemple. Que sans la CGT et l'investissement de ses militants en 1945/1946 n'auriez pas la sécurité sociale.
Alors je ne sais pas si nous avons les journalistes les plus bêtes du monde, mais vous vous faites partie des plus méprisants.
Je ne vous salue pas.
Michel Cialdella.





PS. Ci-joint un tract des cheminots CGT de Grenoble.

samedi 17 mars 2018

Pour la défense des services publics


Service Publics : pas de délégation au privé
- monopole public
- Propriété sociale sur le modèle de la Sécurité sociale de 1945, c'est à dire sans actionnaires, sans P.D.G, qui appartient au peuple pas à l'Etat
- financement public
- Personnel sur statut garantissant l'indépendance vis à vis des gouvernement.
Il nous faut l’imposer au gouvernement. Les ministres et le président de la République ne sont pas nos chefs, ils sont nos serviteurs.
" Ils ne peuvent rien décider sans nous "

"À l'instant que le peuple est légitimement assemblé en corps Souverain, toute juridiction du gouvernement cesse, la puissance exécutive est suspendue, et la personne du dernier Citoyen est aussi sacrée et inviolable que celle du premier Magistrat, par ce qu'où se trouve le Représenté, il n'y a plus de Représentant".

" La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté générale ne se représente point : quel est le même, ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle ; ce n'est point une loi ".

Jean-Jacques Rousseau.

mercredi 7 mars 2018

Vous avez dit privilège ?





Marat avait bien raison de dire : « Qu'aurons-nous gagné à détruire l'aristocratie des nobles si elle est remplacée par l'aristocratie des riches ? ».


 Dans Le Père Goriot (1835), Balzac y écrit : « Le secret des grandes fortunes sans cause apparente est un crime oublié, parce qu’il a été proprement fait ».

«le capital quant à lui vient au monde dégoulinant de sang et de saleté  par tous ses pores, de la tête aux pieds »Karl Marx, Le Capital Livre I, 1867


La plupart des médiats (aux mains de 10 milliardaires) s'en prennent aux salariés qui « bénéficient » d'un statut en les traitant de privilégiés. Mais ils ne trouvent pas choquant que des ultra-riches et des fortunes considérables accumulées sur le dos des travailleurs.
Selon le magazine Forbes (cité par l'Humanité du 7 mars 2018) :
Bernard Arnault avec une fortune de 58,6 milliards d'euros.
Françoise Bettencourt-Meyer dont le pactole s'élève à 34,2 milliards d'euros.
François Pinault avec 21,9 milliards d'euros.
Serge Dassault avec 18,3 milliards d'euros.
Ces 4 ultra-riches possèdent à eux seuls 133 milliards d'euros.
Qui sont ces 10 milliardaires ?
https://blogs.mediapart.fr/morvan56/blog/070517/dix-milliardaires-possedent-la-presse-francaise
Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France :
Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (LibérationL’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+).
On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.
Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann
 [2], est propriétaire de M6, RTL, GalaFemme actuelleVSDCapital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros.
A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion.
Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.
Sans compter (si l'on peut dire) que parmi « ces gens-là » nombreux sont ceux qui fraudent le fisc.

Exilés fiscaux : liste d’enfoirés

vendredi 2 mars 2018.
Un exilé fiscal gagne beaucoup d’argent sur la sueur des Français mais le place à étranger pour ne pas participer par l’impôt aux écoles, routes, hôpitaux, prestations sociales... Il s’agit donc d’une personne immorale.
Cette immoralité concerne en fait toutes les formes d’évasion fiscale, coeur du processus de mondialisation financière en cours depuis le début des années 1980.

49 exilés fiscaux français en Suisse = 55 milliards d’euros de patrimoine

source : http://www.gauchemip.org/spip.php?article20153 

Il n'y a pas que les Brésiliens qui sont agacés





Il n'y a pas que les Brésiliens qui sont agacés…Moi aussi !

Football. La blessure de Neymar commence à agacer les Brésiliens.
L'opération au pied de Neymar a fortement mobilisé les médias du monde entier, mais, au Brésil, une partie de la population préférerait que l'attention soit portée sur les graves problèmes économiques et sociaux qui touchent le pays. La star parisienne a été opérée samedi à l'hôpital Mater Dei de Belo Horizonte, un établissement privé ultramoderne où une aile entière lui a été réservée. Sauf que, de l'autre côté de la rue, les futures mamans qui vont accoucher dans la maternité publique Odete Valadares sont loin de bénéficier d'un tel confort. « Il manque des lits dans le secteur d'urgence des nouveau-nés. Parfois, les mères doivent ce coucher sur des brancards », raconte un médecin de la maternité. « C'est une petite chirurgie de rien du tout, d'un orteil. Quand ça nous arrive, nous on ne se fait même pas opérer. On continue de travailler toute la journée et parfois la nuit », témoigne Geraldo de Oliveira, chauffeur de taxi de 62 ans.
Victor Weulersse.