lundi 13 janvier 2014

VOUS AVEZ DIT DÉMOCRATIE ?


Pour supprimer les élections prud'homales, le gouvernement met en avant la forte abstention. Des démocrates agiraient plutôt pour que la participation à ce scrutin soit massive.
Les employeurs qui font pression pour que les salariés n'aillent pas voter, sans risquer la moindre sanction, les moyens d'information mis en œuvre ainsi que l'absence de campagne électorale dans le service public de télévision expliquent en grande partie cette abstention. Faut-il s'étonner qu'un gouvernement prompt à mettre les CRS à disposition du patronat cherche à supprimer les élections prud'homales ?
Depuis quelques années les gouvernements successifs ont porté des coups à la démocratie sociale.
Depuis 1967, à l'exception de 1983, les salariés n'élisent plus leurs représentants dans les caisses de sécurité sociale. Dans cette même période, les prérogatives des conseils d'administration ont été réduites. Depuis 2004, avec la loi Douste-Blazy, il n'y a plus de conseil d'administration, mais un conseil d'orientation qui n'a quasiment plus pouvoir. En clair, les conseillers proposent, la direction fait ce qu'elle veut !
Les ordonnances de Juppé en 1995 ont mis fin à la présence des représentants (administrateurs) de l'assurance-maladie dans les conseils d'administration des hôpitaux, et des maisons de retraite. Des représentants siégeaient également dans les commissions d'aide cantonale, celles-ci sont devenues des commissions administratives, etc.
Les mêmes ont promu l'escroquerie du « dialogue social ». C'est-à-dire cause toujours, nous avons déjà décidé.
Michel Cialdella



François Taillandier, dans l'Humanité du 20 octobre 2011, nous avait averti :
" François Mitterrand mis deux ans avant de se coucher devant les injonctions du capitalisme et de la finance. Jacques Chirac, après ses rodomontades sur la fracture sociale, n'eut besoin que de trois mois. François Hollande bat tous les records : six mois avant l'élection, il est déjà couché ".
 

vendredi 10 janvier 2014

Lettre à celui qui méprise le Peuple



Et si ce monsieur balayait devant sa porte ?


Michel Cialdella.
Retraité
6 rue Joseph Bertoin.
38600 Fontaine
Fontaine le 10 janvier 2014.

Monsieur Axel Poniatowski, député et budgétivore.

Je viens de lire sur le site AgoraVox que « le tribunal de grande instance de Créteil dans le 9-4, Val de Marne, vous a condamné à une lourde amende. Il a reconnu Axel Poniatowski coupable de diffamation et l’a condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à Michèle Sabban. Il devra également publier, à ses frais, ce jugement dans deux quotidiens nationaux ».

Sur le site de Médiapart

Le rapport que veut enterrer la numéro 2 de l'UMP

"Un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) épingle la gestion municipale de Michèle Tabarot, maire du Cannet et secrétaire générale de l'UMP. Sur son bureau depuis fin octobre, elle n'en a pas fait état avant les trois mois de réserve imposés par la loi en période électorale. Parallèlement, un jugement de la CRC a pointé le « paiement irrégulier » de primes à des collaborateurs de son cabinet, pour plus de 51 000 euros".
Je pourrais également évoquer les Claude Guéant, Jérôme Cahuzac, Éric Woerth et autre Juppé.
Pour moralisation de la vie implique on devra attendre encore un peu !
Mais pour vous le scandale c'est que : « Les chômeurs sont trop bien indemnisés, et pendant trop longtemps ». Mais que connaissez-vous, fils de prince, de la vie d'un chômeur ? Le chômeur ne bénéficie pas, comme les députés (même quand ils ne siègent pas), de confortables indemnités. Il souhaite avoir un emploi correctement rémunéré que vous, les gens de pouvoir et le patronat n'êtes pas foutus de lui procurer. Songez qu'il y a dans notre pays plus de 5 millions de personnes sans emploi.
Pourtant la constitution française proclame « Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi ». Notons au passage que la phrase est mal formulée. On devrait plutôt dire chacun a le droit d'obtenir  un emploi et le devoir de travailler. Car il ne saurait y avoir de devoir sans droit.
Avant de les menacer, commencez donc par faire le ménage dans vos rangs et respecter la constitution. Il est pour le moins scandaleux que ceux qui font les lois ne respectent pas la constitution.
Robespierre faisait valoir cet argument de bon sens qui n'a rien perdu de sa valeur :
« Il faut que les législateurs se trouvent dans la situation qui confond le plus leur intérêt et leur vœu personnels avec celui du peuple ; or, pour cela, il est nécessaire que souvent ils redeviennent peuples eux-mêmes » (1). On commence quand ?
Parmi les gens que vous stigmatisez certains perçoivent le RSA, c'est-à-dire, pour une personne seule : 483 € par mois, 725 € par mois avec un enfant, 870 € par mois avec deux enfants.
Pour un couple : 725 € par mois et avec deux enfants 1015 € par mois.
Avec de telles sommes, il est vrai qu'ils peuvent festoyer tous les jours !
Nous sommes loin des indemnités ou des conditions de retraite d'un député et encore plus loin des rémunérations d'un PDG du CAC 40.
En république les élus sont des serviteurs. Les premiers républicains disaient « Vous n'êtes que nos mandataires vous ne pouvez rien décider sans nous ». Personnellement, je trouve que vous ne servez à rien et que vous êtes trop bien payés. Dans une véritable démocratie, les élus devraient être révocables à tout moment. Et là, je pense que le peuple vous licencierait… pour faute grave. Mais soyez rassurés dans sa grande bonté le peuple vous autoriserait à vous inscrire pour l'emploi, vous bénéficierez ainsi des indemnités de chômage.
Pas cordialement du tout
Michel Cialdella
citoyen.



1)     Robespierre. Albert Mathiez. Messidor.1988.

vendredi 27 décembre 2013

Qui sont les barbares



http://www.noorinfo.com/Documentaire-Qui-sont-les-barbares_a11560.html

René Vautier donne lecture de documents pris à la bibliothèque nationale à Paris. Des témoignages des conquérants de l'époque des conquérants français. D'abord des extraits du bréviaire qu'on avait remis aux officiers et aux soldats qui s'en allaient en Afrique. Cela s'appelait "Aperçu historique, statistiques et topographiques sur l'état d'Alger".
« Ces contrées sont des terres vacantes abandonnées aux mauvaises herbes par la paresse et l'indolence des Maures. Les femmes du pays sont livrées, par la paresse des Arabes, qui passent toute leur vie à fumer, à la turpitude de mœurs extrêmement relâchées. Elles n'ont pas de religion, beaucoup doutent qu'elles aient une âme immortelle et croient qu'elles ne sont faites que pour la reproduction. Le climat aidant les femmes sont nécessairement disposés au plaisir. Alors allez-y des terres vacantes et des femmes consentantes qui n'attendent que les soldats français ».
Et puis, à côté, j'ai vu d'autres documents qui marquent l'étonnement des officiers français qui débarquaient en Afrique.
C'est "Campagnes d'Afrique en 1830" par un officier du corps expéditionnaire :
« Cette terre qu'on avait présenté comme sauvage et inhabitée et couverte de jolies maisons de campagne,  entourée de jardins. Toutes sont bâties sur des hauteurs dont les mouvements onduleux contrastent avec l'aridité des côtes de Provence. La végétation y est superbe et partout des sources et des courants d'eau fécondent la terre. Les fruits y sont en abondance. Un grand nombre d'aqueducs amène les eaux jusqu'à la capitale ».
Et le Maréchal Bugeaud lui-même :
« j'ai reconnu que l'Algérie produit beaucoup de grains et une immense quantité de bétails. L'immensité des terrains ensemencés atteste de l'existence d'une population beaucoup plus nombreuse qu'on ne le pensait ».
Le commandant Claude -Antoine Rozet :
dans « Voyage dans la régence d'Alger » en 1833. « Presque tous les hommes savent lire et compter. En France on compte à l'époque 40 % d'analphabètes. Ainsi les soldats qui débarquent sont en général moins instruits que les sauvages qu'ils viennent civiliser. ».
Le ministre de la guerre de l'époque qui s'appelait Girard : « il faut se résigner à refouler au loin à exterminer même la population indigène. Le ravage, l'incendie, la ruine de l'agriculture sont peut-être les seuls moyens d'établir notre domination ».
Savary duc de Rovigo : « apporter des têtes, des têtes, bouchez les conduites d'eau avec la tête du premier bédouin que vous rencontrerez. » Au nom bien sûr de la civilisation.
Christian dans l'Afrique française : « Un détachement de l'armée parti d'Alger, surprend la tribu désarmée des Olifias et massacre sur-le-champ tous les hommes toutes les femmes, enfants sans distinction. On parlera de 12 000 morts. Les troupes pour rafler aux Olifias seront vendus au consul du Danemark. Quant au reste du butin il fut exposer au marché de Babazoune. On n'y voyait des bracelets de femmes encore attachés à des poignées coupées et des boucles d'oreilles pendant à des lambeaux de chair ». Au nom de la civilisation.
Le colonel François De Montagnac : « selon moi toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris saccagé sans distinction d'âge et de sexe. L'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mit le pied. ».
Saint Arnaud. Il était commandant et c'était aussi un mari très attentionné il écrit à sa femme « Chère Louise, je suis bivouaqué par une chaleur de 40° au milieu de 20 villages superbes qui ne se sont jamais bien soumis. Je leur ai donné jusqu'à ce soir pour payer les impôts et les amendes que je leur inflige. S'il ne s'exécute pas j'enverrai trois colonnes brûler tout ».
En juin 1845, la tribu des Zouled Rira, chassés de ses douars par les détachements incendiaires du colonel Pélissier, se réfugient dans des grottes de montagne. Ordre du maréchal Bugeaud : « si ces gredins se retirent dans leur caverne imitez Cavaignac au Sbéras, fumez-les à outrance comme les renards ».
Voici le récit d'un témoin, français, bien sûr : « voir au milieu de la nuit à la faveur de la lune un corps de troupes françaises occupé à entretenir un feu infernal, entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfants et des animaux. Le craquement des rochers calcinés s'écroulant. Le matin quand on chercha à dégager l'entrée des cavernes, gisaient des bœufs, des ânes, des moutons. Parmi les animaux entassés, sous eux ont trouvait des hommes des femmes et des enfants. J'ai vu un homme mort le genou à terre, la main crispée sur la corne d'un bœuf. Devant lui été une femme tenant son enfant dans les bras. Cet homme avait été asphyxié au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal. On a compté 760 cadavres.
Le 8 mai 1845, Saint Arnaud découvre 500 Algériens qui s'abritent dans une grotte entre Ténès et Mostaganem. Saint Arnaud ordonne à ses soldats de les emmurer vivant. Il écrit : « je fais boucher hermétiquement toutes les issues et je fais un vaste cimetière. La terre couvrira à jamais ces cadavres de ces fanatiques. ». C'est à peu près ce qu'on dit les Allemands en massacrant le village d'Oradour-sur-Glane.
Montagnac, toujours lui, le colonel : « voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de 15 ans. Prendre toutes les femmes et les enfants. Vous me demandez ce que nous faisons des femmes que nous prenons ? On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu à l'enchère comme bête de somme ». Toujours au nom de la civilisation.
« Nous rapportons un plein baril d'oreilles récoltées paire a paire sur les prisonniers. Il contient même il contient même celle d'un de nos 58 gendarmes morts d'une maladie, de pièces de cent sous ne sont pas à dédaigner ».
Le Maréchal Soult ministre de la guerre, répondant à des questions à la chambre des députés : « En Europe un tel acte serait horrible et détestable, en Afrique c'est la guerre même ».
C'est la guerre même, c'est du moins ce que dit le ministre français. Mais en face voici un décret pris par l'émir des Arabes, l'émir Abdelkader : « Tout arabe qui amènera vivant un soldat français recevra pour récompense la somme de huit douros. Tout arabe qui aura un Français en sa possession sera tenu de le bien traités et de le conduire le plus promptement possible soit devant le califat, soit devant l'émir lui-même. Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitements, l'arabe n'aura droit à aucune récompense. ».
La lecture de ce décret, question d'un soldats algériens
« quelle récompense pour un prisonnier vivant ? »
L'émir répond 8 douros.
Et pour une tête coupée ?
L'émir répond 25 coups de bâton sur la plante des pieds.
De quel côté était la civilisation ?
René Vautier : « J'ai donc fait ce film, avec les citations, des dessins et gravures qui étaient à la Bibliothèque nationale à Paris et j'ai proposé le film à la ligue de l'enseignement, pour qu'il soit projeté dans les lycées et collèges de France et de Navarre. La ligue de l'enseignement l'a refusé avec cette appréciation : « quoi que très correctement réalisé et basé sur des documents indiscutables, ce film va à l'encontre de toutes les idées qui servent de base à l'enseignement de la pénétration française en Afrique du Nord, ce qui rend sa diffusion impossible ».
C'était reconnaître que l'enseignement n'avait pas pour but l'éducation. C'est-à-dire l'ouverture vers les réalités, mais l'endoctrinement au service d'une idée politique. Ici le colonialisme


samedi 14 décembre 2013

Lu dans l'Humanité du 13 décembre 2013



Aurélie Filipetti justifie l'aide à l'Humanité au nom du pluralisme.

 

Aurélie Filipetti, ministre de la Culture, était jeudi matin à l'invité de Patrick Cohen sur France Inter. Le journaliste l'a interrogé sur l'humanité et « l'effacement d'une dette de 4 millions d'euros » par le gouvernement, lui demandant si le gouvernement en aurait fait autant pour le Figaro ou Valeurs actuelles. Aurélie Filipetti a tout d'abord relevé que le Figaro comme le Monde sont les deux journaux les plus aidés avec 18 millions d'euros pour le Figaro et un peu plus pour le second. Lacroix a reçu 11 millions, Ouest-France 12 millions alors que l'humanité à 6 millions d'aides à la presse. Elle a rappelé que « l'Humanité a vendu son siège, n'a donc plus d'actifs et qu'exiger le remboursement de cette dette vieille de 10 ans, qui avait commencé à être remboursé, entraînerait la fermeture de l'Humanité ». « C'est au nom du pluralisme de la presse que nous avons fait ce choix », a-t-elle indiqué. « L'Humanité n'est pas l'organe qui défend le plus le gouvernement », a-t-elle conclu sur la question.

L'Humanité du vendredi 13 décembre 2013.

Ce même journaliste aurait pu s'inquiéter des 200 milliards d'euros de fonds publics versés au capital pour des clopinettes. Mais ça serait mesquin !

mercredi 11 décembre 2013

Lettre ouverte à Jean-Michel Apathie



Le pseudo journaliste qui sire les pompes au patronat, dénigre les salariés qui relèvent la tête et défendent le service public, a encore sévi ! Jusqu'à quand allons nous supporter ?
La démocratie c'est à dire le pluralisme n'est encore pas